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Fonds d'Imbert - Boucharenc

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Critère(s) de recherche: Fonds d'Imbert - Boucharenc

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Présentation du fonds

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  • Identification
  • Description physique
    186 articles
  • Contexte
  • Nom du (ou des) producteur(s)
    Familles d'Imbert et Boucharenc
  • Présentation du producteur

    Originaires de la bourgeoisie du Malzieu, les d'Imbert sont annoblis au XVIIe siècle. Juristes de formation, on les retrouve comme juge ou avocat au Malzieu où ils obtiennent également des charges de consuls. En plus de ces fonctions, ils mènent une politique patrimoniale ambitieuse en achetant plusieurs seigneuries en Gévaudan et dans le Velay. Leur stratégie matrimoniale leur fait en outre nouer des alliances avantageuses. C'est une succesion difficile, puis un fratricide qui marque le déclin de cette famille dans la première moitié du XVIIIe siècle. La branche principale (du Chenin) s'éteint dans la famille Boucharenc au XIXe siècle.

    Parmi les membres de la famille d'Imbert, on peut citer les plus emblématiques :

    - Guillaume (1590-1671) lieutenant du bailli de Mercoeur, juge et capitaine du Malzieu, premier consul de 1614 à 1621, époux d'Antoinette de Brun.

    - Ignace († 1713), fils de Guillaume, avocat en Parlement, juge du Malzieu, époux de Catherine de Lastic de Fournels.

    - Jean Baptiste Guillaume (1649-1725), mousquetaire et capitaine du Malzieu, époux de Catherine de Boisset de La Salle.

    - ses fils : Jean Baptiste Joseph Ignace (1699-1743), garde du corps du duc d'Orléans, qui assassine en 1740 son frère Marc Antoine, juge du Malzieu, et Louis Hyacinthe († en 1774).

    - et enfin Gustave d'Imbert (1793-1868), garde du roi en 1814 et juge de paix du Malzieu, dont la fille Gabrielle-Emilie épouse en 1839 Antoine-Henry Boucharenc.

    Ce dernier est issu de la famille de Boucharenc, qualifiée de noble au XVIIIe siècle et plus précisément de la branche de Lestival qui est implantée dans diverses localités entre Aumont et Serverette (Fontans avec Lestival et Le Cros, Rimeize avec Bigose, Aumont-Aubrac avec Buffeyrettes) et par mariage à Faverolles dans le Cantal (seigneurie du Vialard). Juristes de formation comme les d'Imbert, ils occupent la charge de bailli du seigneur du Bois-du-Mont ou accèdent au notariat.

  • Modalités d'entrées

    Ce fonds a été déposé par Mme Roche en 1983. A l'origine, il comportait un volume plus important d'archives sur la famille Boucharenc : celles-ci ont été restituées à sa demande par un cousin germain de Mme Roche.

  • Contenu et structure
  • Présentation du contenu

    Les archives d'Imbert-Boucharenc sont d'une extrême richesse : pour l'essentiel composées de papiers fonciers (nombreux terriers, lièves de censives, baux) et de documents judiciaires, avec peu de correspondance familiale, mais avec quelques livres de raison, elles couvrent un large territoire de Fontans au Malzieu jusqu'à Blesle en Haute-Loire.

    Par leur ampleur tant volumétrique que chronologique (du XIIIe au XIXe siècle), elles constituent une matière très riche pour l'histoire de la région du Malzieu (voire au-delà) et permet d'en multiplier les approches. Ce fonds se prête en premier lieu très bien à une histoire socio-économique, notamment par l'étude des seigneuries, de leur gestion et de leurs revenus. Il peut également servir de source pour aborder une histoire de la petite noblesse gévaudanaise sous le prisme de ses stratégies matrimoniales et foncières, de ses achats de charges et d'offices. En perpétuelle "réinvention", elle est sans cesse obligée de défendre son statut, à l'exemple du procès avec la famille de Briges au sujet des bancs réservés dans l'église du Malzieu ou encore de l'hostilité très vive de Catherine de Boisset de La Salle, veuve de Jean-Baptiste Guillaume d'Imbert, à l'égard du mariage jugé déshonnorant de son fils ainé.. ce fils, Jean Baptiste Joseph Ignace d'Imbert, qui assassine au même moment son frère cadet. L'histoire de cette famille permet ainsi de s'interroger sur le poids que fait peser la violence sociale sur les relations interfamiliales.

    Enfin, si ce fonds peut être abordé sous l'angle socio-culturel, il apporte aussi un éclairage sur la structure politique de ce territoire de la Margeride septentrionale, dominé par la baronnie de Mercoeur, mais composé de multiples seigneuries imbriquées les unes dans les autres.

  • Mode de classement

    Le classement du fonds a tenté de reconstituer les archives des deux familles d'Imbert et Boucharenc et de leurs familles alliées. Ont ainsi été rassemblés les documents se rapportant spécifiquemment à ces familles avec en premier lieu des dossiers concernant "personnellement" leurs membres, puis avec les papiers fonciers qui, eux, ont été regroupés en fonction de leur localisation. Nous avons tenté de rattacher chaque terroir à la seigneurie dont il dépendait. A noter que les terriers qui n'ont pas été rédigés à l'intention de ces familles, mais à celle des possesseurs précédents, et qui ont visiblement servi aux d'Imbert-Boucharenc ont été insérés dans ces papiers fonciers.

    Un important ensemble de dossiers concernant d'autres familles a été classé de manière alphabétique. Ces dossiers proviennent de familles anciennement possessionnées sur des biens acquis par les familles d'Imbert et Boucharenc, éventuellement par des familles tenancières de biens appartenant aux d'Imbert-Boucharenc, voire de fonds de dossiers de clients, les d'Imbert-Boucharenc ayant donné au moins deux notaires au Gévaudan.

    Les documents qui concernent un territoire donné et dont le statut (public ou privé) est parfois incertain ont été rassemblés dans une même partie : ils ont été classés en fonction de leur province d'appartenance (Auvergne, Gévaudan, Velay).

    Un lot important d'imprimés et de cours manuscrits clôt le fonds : nous n'avons pas tenté de les attribuer à un individu en particulier, cela aurait été trop arbitraire...

  • Accès et utilisation
  • Modalités de reproduction

    La reproduction des documents est soumise au règlement de la salle de lecture et aux conditions de réutilisation des informations publiques des Archives départementales de la Lozère.